Selon Gabonreview, qui reprend un entretien accordé au quotidien L'Union, l'administrateur provisoire de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), Steeve Saurel Legnongo, a affirmé le 20 février 2025 que la société réglera 1,8 milliard de FCFA par mois pour la fourniture de 70 MW, et non 15 milliards comme évoqué dans certains médias. Ce montant découle du protocole d'accord signé le 15 février 2025 entre la SEEG, l'État et le groupe turc Karpowership. L'État prend en charge le carburant, et Karpowership s'est engagé à passer au gaz naturel dans un délai de deux mois après la signature. Une centrale flottante de 70 MW était alors en phase de test.
Selon Gabonmediatime, le contrat a été revu à la baisse après des négociations tripartites : le premier accord prévoyait 150 MW pour 12 milliards de FCFA par mois. Le média rapporte que le ministre de l'Énergie, Séraphin Akure-Davain, aurait lui aussi assuré que le protocole n'engage l'État et la SEEG qu'à hauteur de 1,8 milliard de FCFA par mois.
Gabonreview rapporte que, selon le dirigeant de la SEEG, aucun investissement structurant n'a été réalisé depuis 20 ans alors que la consommation a presque doublé entre 2010 et 2024. Un audit mené par EDF en 2019 sur l'ensemble du système électrique avait estimé à 475 milliards de FCFA les investissements nécessaires pour renouveler des ouvrages vieillissants. L'âge moyen des groupes thermiques atteint 30 ans et celui des groupes hydroélectriques 50 ans. La SEEG poursuit la pose d'un câble ACCC sur la ligne 90 kV Owendo-Bisségué et négocie un projet de centrale terrestre de 150 MW en coentreprise, selon un modèle BOOT (construire, posséder, exploiter, transférer).