Selon le communiqué final publié par la Présidence de la République, le Conseil des ministres du mardi 12 août 2025 a adopté l'ordonnance créant la Centrale d'achat du Gabon (CEAG), société d'économie mixte détenue à 37 % par l'État et à 63 % par des opérateurs nationaux de la distribution, placée sous la tutelle technique du ministère de l'Économie et des Finances. Elle doit acquérir, stocker, transporter et distribuer des biens essentiels, comme les denrées alimentaires et les matériaux de construction, afin de mutualiser les volumes, négocier directement avec des pays exportateurs et contenir les hausses de prix.

Le Conseil a décidé d'interdire aux opérateurs étrangers certaines activités de petite envergure, dont le commerce de proximité, l'envoi d'argent non agréé, la réparation de téléphones, la coiffure de rue, l'orpaillage artisanal non autorisé et l'intermédiation informelle dans l'achat de récoltes. La mesure sera appliquée progressivement, avec une période transitoire, et accompagnée d'un appui à la formalisation des opérateurs nationaux. La réglementation sur les métiers réservés aux nationaux doit être révisée, et le chef de l'État a annoncé la création d'un transitaire national.

Le Conseil a aussi examiné une ordonnance autorisant un emprunt de 138 700 000 euros auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), signé le 18 juillet 2025, pour financer le Projet de développement urbain du Gabon. En ouverture, le président a réaffirmé l'objectif d'un taux de croissance d'au moins 10 % à moyen terme, porté par le secteur non pétrolier, et soutenu l'élaboration d'un plan d'ajustement budgétaire préservant les ménages vulnérables. Parmi les résolutions du séminaire gouvernemental des 10 et 11 août figurent la régularisation de 50 000 titres de propriété et un monopole de l'État sur la production des agrégats.