Selon Ecomatin, le fonds est alimenté par une fraction des taxes d'extraction, des droits de sortie, le versement de dividendes de l'État et un mécanisme de bonus. Il vise à isoler ces flux afin qu'ils ne soient pas dilués dans le budget général de fonctionnement de l'État, mais réservés au financement de l'amorçage industriel.
Cette mesure s'inscrit dans la perspective de la suspension des exportations de minerai brut programmée pour janvier 2029. Selon Ecomatin, Eramet vise un objectif de traitement local de 700 000 tonnes par an d'ici 2031, tandis que Coalsal prévoit la construction d'une unité de transformation d'une capacité de 70 000 tonnes.
La stratégie industrielle plus large dans laquelle s'inscrit le fonds prévoit également plusieurs infrastructures, parmi lesquelles le chemin de fer Bélinga-Booué-Mayumba, le barrage hydroélectrique de Booué et le futur port en eau profonde de Mayumba.