Selon Gabonmediatime, le gouvernement gabonais justifie la révision à la baisse de sa prévision de croissance par les tensions géopolitiques internationales et par des recommandations du Fonds monétaire international (FMI) et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), dans un souci de préservation des équilibres budgétaires. Le PLFR 2026 repose sur une croissance du secteur non pétrolier de 4,4 %, une hausse de la production pétrolière de 3,1 % et un baril de pétrole à 75 dollars, ainsi qu'un doublement de la production d'or.

Dans son rapport de mai 2026, la BAD retient une prévision de croissance de 2,7 % pour le Gabon, sensiblement inférieure à celle du gouvernement. Elle met en avant l'exposition du pays aux tensions géopolitiques mondiales, à la volatilité des cours des matières premières et aux perturbations des chaînes d'approvisionnement, et appelle à des réformes structurelles de mobilisation des recettes, de discipline budgétaire et de diversification économique pour réduire la dépendance aux hydrocarbures.

Gabonmediatime relève par ailleurs que l'investissement public a fortement chuté dans le PLFR, passant de 2 137 milliards à 1 169 milliards de francs CFA, en raison de la déprogrammation de plusieurs projets faute d'études de faisabilité.