Selon la section consacrée au Gabon, le produit intérieur brut a progressé de 2,9 % en 2024. Le brut a gagné 1,9 % une fois les quotas de l'OPEP+ desserrés et de nouveaux champs mis en service ; le manganèse a retrouvé son niveau après les ruptures de trafic ferroviaire de 2023, et les acheteurs chinois et européens ont tiré le bois. L'excédent du compte courant est estimé à 30,7 % du PIB.
Les gains attendus de la collecte, portée par la plateforme de déclaration Digitax et par l'informatisation des bureaux de douane du nord du pays, ont été effacés par un repli de 4 % des recettes pétrolières. En face, la dépense publique a bondi de 24 % : grands chantiers, retour des subventions aux carburants destinés à l'industrie et organisation du référendum constitutionnel. Les comptes publics ont basculé : excédentaires de 1,8 % du PIB en 2023, ils affichaient un an plus tard un déficit estimé à 3,7 %, la dette publique atteignant 72,5 % du PIB.
L'inflation s'établissait à 0,9 % en glissement mensuel en décembre 2024 ; la BEAC a maintenu son taux directeur à 5 % de mars 2023 à mars 2025 avant de le ramener à 4,5 %. Le chômage reste élevé, à 20,1 %, et environ 34,6 % de la population vivait avec moins de 6,85 dollars par jour en 2024, soit près de 880 000 personnes. La Banque mondiale projetait alors une croissance d'environ 2,4 % sur 2025-2027 et un déficit budgétaire moyen de 4,9 % du PIB.