Cette édition, consacrée à la politique budgétaire et à la croissance, est fondée sur les informations disponibles au 27 avril 2026, certaines données ayant été actualisées en juillet 2026. Au niveau régional, la croissance de la CEMAC a ralenti à 2,6 % en 2025 contre 3,2 % en 2024, l'inflation s'est établie à 2,1 % en 2025 et la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) a ramené son taux directeur de 4,75 % à 4,5 % en juin 2026.

Gabon

La croissance gabonaise est estimée à 3,2 % en 2025, contre 3,4 % en 2024 : des pannes sur les installations et l'épuisement des gisements ont fait reculer le brut, pendant que le manganèse et le bois butaient sur le transport, la main-d'œuvre et une demande mondiale moins soutenue. Les investissements publics dans les infrastructures ont soutenu les services et la construction.

Les dépenses publiques ont augmenté (travaux publics, subventions aux carburants, bourses, recrutements, service de la dette qui dépasse 60 % des recettes), portant le déficit budgétaire à 12,2 % du PIB en 2025 selon les estimations. La dette publique dépassait 80 % du PIB à fin 2025 et les arriérés intérieurs et extérieurs atteignaient 3,5 % du PIB. Le rapport rappelle que le pays s'est tourné en mars 2026 vers le Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir un programme d'appui et qu'un audit de la dette a été annoncé en mai 2026, de sorte que les chiffres de dette 2025 restent préliminaires.

L'inflation était de 1,6 % en glissement annuel en décembre 2025 et le crédit aux entreprises a progressé de 6,6 % en septembre 2025. La pauvreté mesurée au seuil de 8,30 dollars par jour concernait 33,1 % de la population en 2025, soit environ 858 000 personnes. Pour 2026-2028, la Banque mondiale projette une croissance moyenne de 3,3 %, soutenue par le manganèse, le bois, l'huile de palme, l'hévéa et le minerai de fer de Belinga, et un recul progressif de la pauvreté à 31 % en 2028.

Gabon : chiffres clés du baromètre