Selon le rapport publié par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), cette deuxième évaluation complète le rapport de phase 1 de 2022, qui avait porté sur l'adéquation du cadre juridique gabonais, en examinant cette fois la mise en œuvre pratique de la norme, notamment les demandes de renseignements reçues et envoyées entre le 1er octobre 2021 et le 30 septembre 2024, sur la base du cadre juridique en vigueur au 5 janvier 2026.
Le rapport détaille une notation par élément : la disponibilité des renseignements sur les bénéficiaires effectifs et l'identité, ainsi que sur les renseignements comptables et bancaires, est jugée partiellement conforme ; les renseignements comptables et bancaires étaient jugés conformes en 2016. L'accès aux renseignements, les droits et protections des personnes, la confidentialité et les droits et protections liés à l'échange restent conformes, et la qualité et la rapidité des réponses et des demandes est jugée conforme pour l'essentiel. En revanche, les mécanismes d'échange de renseignements et le réseau d'accords correspondant sont jugés non conformes, alors qu'ils étaient conformes en 2016.
Le rapport note des progrès depuis la précédente évaluation, notamment l'introduction par le Code général des impôts 2025 d'une obligation de conservation des registres, documents et pièces, y compris comptables, pendant au moins dix ans après la dissolution d'une entité, ainsi que de nouveaux règlements de la CEMAC en 2024 et de la Commission bancaire d'Afrique centrale (COBAC) en 2023 précisant les critères d'identification des bénéficiaires effectifs, bien que des lacunes subsistent selon les auteurs du rapport.