Le rapport, fondé sur les données disponibles en avril 2023, décrit une économie portée en 2022 par des prix élevés des matières premières. La croissance est estimée à 3,1 %, grâce au pétrole, au manganèse et au bois. Le solde budgétaire est passé d'un déficit de 1,9 % du PIB en 2021 à un excédent estimé à 3,0 % en 2022, et la dette publique a reculé de 60,7 % à 52,0 % du PIB. La balance commerciale est estimée à 43,7 % du PIB, et l'inflation a atteint 4,3 % en 2022.

Le rapport relève cependant que les dépenses de subventions aux carburants ont augmenté de 138 % en 2022, et que les dépenses fiscales ont atteint 351,5 milliards de FCFA, soit 2,6 % du PIB. Il signale aussi la poursuite de l'accumulation d'arriérés extérieurs en 2022 et début 2023.

Thème spécial : les subventions aux carburants

Le coût des subventions aux carburants est estimé à 0,7 % du PIB en 2022, soit l'équivalent de deux francs sur trois que l'État consacre à la santé, et de plus de la moitié de son budget d'éducation. Les usages industriels ont perdu leur subvention carburant en juin 2022. Le rapport tire de l'expérience internationale quatre bonnes pratiques : ajuster en priorité les prix des carburants qui profitent le plus aux ménages aisés, adopter un mécanisme de lissage des prix, échelonner la réforme et mener des consultations et une communication auprès du public, en accompagnant la réforme de mesures ciblées de protection des plus vulnérables.