Dans le régime de partage de production, les coûts pétroliers récupérables réduisent la part de production revenant à l'État. Allant au-delà des exigences de la Norme ITIE 2019, ce rapport établi par Moore Insight examine les coûts déclarés pour 2021, la consolidation des droits à l'huile de l'État et le rapprochement entre données de l'administration et des entreprises.
La Direction générale des hydrocarbures (DGH) a divulgué des coûts pétroliers de 1 268 894 648 dollars pour 16 opérateurs, dont 73 % de dépenses d'exploitation et 27 % de dépenses de développement. Assala Gabon, BW Energy et Maurel & Prom représentent à eux trois plus de 70 % du total. Pour les sept sociétés du périmètre de rapprochement, la DGH a déclaré 897 064 196 dollars, contre 759 194 105 dollars déclarés par les sociétés.
Le rapport souligne plusieurs limites : les contrats pétroliers ne sont pas publiés et n'ont pas pu être consultés pour raison de confidentialité, seuls 4 des 16 procès-verbaux de consolidation de la part de l'État ont été fournis, et les rapports d'audit des coûts n'ont pas été transmis. Il formule huit recommandations, dont le suivi des contrats pétroliers, l'audit systématique des coûts et l'établissement régulier des procès-verbaux de consolidation.