Les forêts couvrent plus de 90 % du territoire gabonais. Selon la note, elles stockaient plus de 8,1 milliards de tonnes de carbone en 2020, et les services forestiers représentent 3 % du produit intérieur brut (PIB). Les services évalués valaient 32,6 billions de FCFA en 2000 et 62,2 billions en 2020 (53,9 puis 103,0 milliards de dollars) ; le stockage du carbone en forme presque tout le montant. Les actifs forestiers seraient passés de 1 184 à 2 261 milliards de dollars, ces chiffres retenant le coût social mondial du carbone ; hors bénéfice climatique mondial, la note les évalue à 8,2 milliards de dollars en 2000 et à 10,6 milliards en 2020.

Le pays n'a perdu que 0,5 % de sa forêt, soit environ 120 000 hectares, pour l'essentiel en plaine, mais le rythme a été multiplié par sept entre les deux décennies, passant de 15 000 hectares à plus de 100 000 hectares. Les provinces de l'Estuaire, de la Ngounié et du Moyen-Ogooué, voisines de villes en expansion, perdent le plus de forêt. La récolte de bois industriel est passée de 2,2 à 1,8 million de tonnes, tandis que l'usage du bois de feu a presque doublé.

La note recommande d'institutionnaliser la comptabilité du capital naturel, d'intégrer la valeur des forêts dans la planification sectorielle, de promouvoir un aménagement intégré du territoire et de tirer parti de la finance climatique et des marchés du carbone, en renforçant les systèmes de mesure, de notification et de vérification.