La synthèse couvre le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo. Les comptes suivent le Système de comptabilité économique et environnementale (SEEA) des Nations unies et décrivent l'évolution de l'étendue, de l'état et de la valeur des services écosystémiques entre 2000 et 2020, à une résolution de 100 mètres.

Le Gabon compte 23,8 millions d'hectares de forêt, soit 11,5 % de la superficie forestière des six pays et 90,1 % de son propre territoire. Entre 2000 et 2020, il a enregistré le plus faible taux de perte forestière de la région, avec 132 674 hectares perdus, soit 0,6 %, contre une baisse totale de 8,6 millions d'hectares (10,7 %) pour l'ensemble des six pays, dont 85 % en République démocratique du Congo. Le rapport relève aussi que la filière bois gabonaise s'est formalisée après l'interdiction d'exporter des grumes décidée en 2010, avec une forte baisse de la production en 2010 puis une reprise en 2020.

À l'échelle régionale, la valeur annuelle des services écosystémiques forestiers évalués a presque doublé, passant de 590 milliards de dollars en 2000 à 1 150 milliards en 2020, et la valeur totale des actifs forestiers de 12 300 à 23 200 milliards de dollars. Hors valeur mondiale de la régulation climatique, la valeur des actifs s'établissait à 154 milliards de dollars en 2020. Les forêts du bassin stockaient environ 90,9 milliards de tonnes de carbone en 2020, soit 333,5 milliards de tonnes de dioxyde de carbone.