Selon la Banque mondiale, ce ralentissement de la croissance s'explique par l'affaiblissement de la demande mondiale, la hausse des coûts du carburant et des dommages causés au chemin de fer par des intempéries sévères, qui ont pesé sur la production de bois et de manganèse. Les recettes publiques totales ont atteint 22,9 % du produit intérieur brut (PIB) en 2023.
Le rapport souligne le rôle économique et environnemental du secteur forestier gabonais : la filière bois représentait 3,2 % du PIB et 6 % des exportations en 2023, et employait près de 15 000 personnes en 2022, tandis que les recettes liées à la forêt étaient en 2023 près de quatre fois supérieures à leur niveau de 2016. Les forêts gabonaises absorberaient environ 140 millions de tonnes de CO2 par an, pour un taux de déforestation limité à 0,05 % sur la période 2010-2020, et le pays a obtenu 150 millions de dollars de financement dans le cadre de l'Initiative pour la forêt de l'Afrique centrale portée par les Nations unies.
La Banque mondiale recommande d'élargir les options de politique fiscale applicables au secteur forestier, de développer des services numériques pour les opérations forestières, et d'envisager une réforme de la fiscalité forestière à l'occasion de la révision prévue du code forestier, afin de concilier production durable de bois et mobilisation de recettes.