Publiée quelques mois après le changement de régime d'août 2023, cette note relève que la croissance a ralenti à 2,3 % en 2023, contre 3,0 % en 2022, sous l'effet d'une production de bois et de manganèse en repli, d'un carburant cher et de glissements de terrain qui ont coupé la voie ferrée. La production pétrolière a progressé de 3,7 %.

Le déficit budgétaire est estimé à 1,0 % du PIB en 2023, et la dette publique à 70,5 % du PIB, arriérés et bons du Trésor compris. Les arriérés extérieurs sont estimés à 123 milliards de FCFA (1,0 % du PIB) à fin 2023. La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) a maintenu son taux directeur à 5,0 %, et l'inflation est revenue de 5,2 % en janvier 2023 à 2,7 % en octobre. Le taux de pauvreté au seuil de 6,85 dollars par jour est estimé à 35,2 % en 2023.

La note projette une croissance moyenne de 2,7 % sur 2024-2026, tirée surtout par les secteurs hors pétrole (nouveaux gisements de fer et de manganèse, bois, palmier à huile, biodiesel, gaz). Elle anticipe des déficits budgétaires de 4,9 % du PIB en moyenne sur la période et une hausse de la pauvreté à 36,9 % en 2026.