Publiée le 16 avril 2026, la note Macro Poverty Outlook de la Banque mondiale indique que la croissance du produit intérieur brut (PIB) a ralenti à 2,5 % en 2025, contre 3,4 % en 2024, en raison du vieillissement des champs pétroliers et des difficultés des filières bois et manganèse. Les investissements publics dans les infrastructures ont soutenu les services et la construction.
Le déficit budgétaire est estimé à 4,6 % du PIB en 2025 et la dette publique à 81,9 % du PIB, avec des arriérés intérieurs et extérieurs de 3,5 % du PIB. Le service de la dette a dépassé 60 % des recettes. L'inflation s'établissait à 1,6 % en glissement annuel en décembre 2025. La part de la population sous le seuil de pauvreté de 8,30 dollars par jour (parité de pouvoir d'achat 2021) est estimée à 33,1 % en 2025.
Sur 2026-2028, la Banque mondiale prévoit une croissance moyenne de 3,3 %, portée par la demande mondiale de manganèse, de bois, d'huile de palme et de caoutchouc. La note cite le futur minerai de fer de Belinga, l'interdiction des importations de poulet prévue en 2027 et celle des exportations de manganèse brut prévue en 2029. Elle recommande d'utiliser prudemment les éventuels gains pétroliers pour reconstituer des marges budgétaires, d'apurer les arriérés et de rationaliser les dépenses.