Cette note de deux pages replace l'économie gabonaise dans le contexte de la transition politique ouverte en août 2023. La croissance a ralenti à 2,4 % en 2023, des glissements de terrain ayant bloqué le chemin de fer et pesé sur les exportations de manganèse et de bois. L'excédent courant est resté élevé, à 28,5 % du PIB. Le déficit budgétaire a atteint 1,0 % du PIB en 2023, et l'identification de composantes supplémentaires de la dette a porté la dette publique à 72,1 % du PIB.

L'inflation est descendue à 1,0 % en glissement annuel en juin 2024, et le crédit aux entreprises a progressé de 23,3 % sur un an à la même date. Selon la note, 35,1 % des Gabonais se situaient sous le seuil de 6,85 dollars par jour (parité de pouvoir d'achat 2017) en 2023, soit quelque 855 000 personnes.

La Banque mondiale projette une croissance d'environ 2,9 % par an en 2024-2026 : le déclin des réserves réduirait la production pétrolière à partir de 2025, compensé par le bois, le palmier à huile, l'hévéa et de nouveaux gisements de fer et de manganèse. Sans mesures correctrices, notamment sur les subventions aux carburants, les déficits budgétaires atteindraient en moyenne 4,3 % du PIB sur la période. La note mentionne aussi l'abaissement des notes du Gabon par Moody's et Fitch et l'évaluation de la viabilité de la dette du Fonds monétaire international de mai 2024, qui conclut à un risque élevé de surendettement.