Daté de mai 2022, le mémorandum part d'un constat : le pétrole et les mines donnent encore le rythme de la croissance, des exportations et du budget, ce qui explique l'enlisement de la diversification. Le rapport relève que le revenu réel par habitant se situe un cinquième en dessous de son niveau de 1990, qu'un habitant sur trois vit sous le seuil de 5,5 dollars par jour et que le chômage touche 14 % de la population, pour une économie de 2,3 millions d'habitants.

Le document s'inscrit dans le cadre du Plan d'accélération de la transformation (PAT) et des réformes appuyées par les chefs d'État de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) en août 2021. Il rappelle que la zone économique spéciale de Nkok, créée en 2010, a fortement développé la transformation du bois et apporté plus de 5 000 emplois directs, dont 65 % tenus par des Gabonais, et que le Gabon a été le premier pays africain rémunéré pour des réductions d'émissions liées à la protection de sa forêt, avec plus de 17 millions de dollars reçus.

Ses quatre chapitres portent sur l'inadéquation entre compétences et aspirations sur le marché du travail et la protection sociale, la réduction de l'empreinte des entreprises publiques et l'amélioration de l'environnement des affaires, le potentiel du commerce des biens et services et l'intégration régionale, et enfin le verdissement des secteurs économiques. Chaque chapitre propose des recommandations opérationnelles.